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Ma bio courte vous apprendra que je suis né en 1992 (bonjour la trentaine, et merci Bo Burnham pour cette fabuleuse chanson « Turning 30 »). Mais ce qu’elle vous ne dira pas, c’est combien grand est mon amour pour le poulet général Tao et le gâteau au fromage, que je partage mon studio sur le Plateau Mont-Royal avec deux chats (Pudding et Risotto), que j’aime faire de la moto, que j’ai six tattoos, que le point-virgule est mon signe de ponctuation préféré et que j’ai une addiction passion sans égal pour un jeu peu connu en Occident qui s’appelle le go (ask me about it et prévoit 2-3 heures de ta journée). Amitié.

Sur cette page à saveur de wiki-FAQ-bio-tinder-skyrock, je parle un peu de mon parcours comme auteur, comédien, musicien et biologiste en toute intimité, t’sé toi, moi et les 7 milliards de personnes qui pourraient tomber dessus.

Depuis que je suis tout petit, on m’a toujours dit qu’il me faudrait choisir un métier. Faut croire que j’ai été assez têtu (et/ou traumatisé) pour dédier une page WordPress à essayer de me convaincre que je n’ai pas tort de continuer d’essayer (au pire, on appellera ça une « cyberécritothérapie ouverte »). Blague à part, plus jeune j’aurais vraiment aimé ça avoir un modèle de réussite et d’épanouissement professionnel pluridisciplinaire qui gagne bien sa vie, qui sait gérer son temps, éviter l’épuisement, jardiner, voir ses ami·e·s, partir en camping et juste simplement être heureux sans entrer dans un cycle vicieux de performance, de productivité, d’anxiété, de stress, d’angoisse, de paraître, d’impressionner, de – JE VOUS JURE QUE JE VAIS BIEN.

Démarche de création littéraire

C’est plus difficile de déterminer le moment où j’ai commencé à écrire que d’identifier le moment où j’ai su que j’aimais raconter des histoires dans le but de les raconter; c’était en 2010, dans un cours de français en secondaire 5 quand le professeur nous avait donné un travail où l’on devait créer une quatrième de couverture fictive. Peu après, au CÉGEP, je participais à mon premier concours de nouvelles du département de français auquel une de mes histoires s’est retrouvée finaliste.

À partir de ce moment et tout au long de mon bac en arts à l’Université d’Ottawa, j’envoyais des nouvelles à gauche à droite dans le cadre d’appels à textes et j’apprenais tranquillement le processus d’édition à force de travailler avec des réviseurs·euses. Puis, en 2013, c’est là que j’ai commencé à planifier la saga des Dévorés, une trilogie post-apocalyptique parue aux Éditions L’Interligne (troisième tome à paraître), sous les titres Dévorés (2018) et Métamorphoses (2020), finaliste au Prix Trillium. Entre les deux, j’ai sorti un petit recueil de nouvelles chez Prise de parole qui s’intitule Une dent contre l’ordinaire (2019).

Ces livres m’ont ouvert des portes que je ne pensais jamais franchir. Grâce à mes maisons d’édition, à mes nombreux·euses collaborateurs·trices et au soutien de mes ami·e·s, de ma famille, j’ai eu l’immense plaisir de participer à plusieurs entrevues et émissions, dont la mythique émission Plus on est de fous, plus on lit! J’ai eu le chance de participer au Salon du livre de Montréal, à la Foire du livre de Bruxelles et au Boston Book Festival. Aujourd’hui, je fais partie des programmes La culture à l’école (Répertoire culture-éducation au Québec) et Lire en Ontario, ce qui signifie que je participe à des animations en milieu scolaire, mais aussi en milieu carcéral. Je suis également en train de faire un certificat en création littéraire à l’UQAM! On finit jamais de pas finir d’apprendre. J’ai aussi plusieurs manuscrits en chantier, avec une équipe de précieux·euses collaborateur·trice·s sans qui je ne serais rien.

Ma démarche en écriture m’a amenée à devenir membre du comité éditorial du Club Sexu à Montréal, un média spécialisé en éducation aux sexualités avec une approche ludique, inclusive et positive. J’y fait de la rédaction, de la révision et de la traduction. Cette tribune me donne l’opportunité de traiter de sujets qui m’intéressent comme la santé et le bien-être sexuel, l’autonomie corporelle, la non-monogamie consensuelle, l’identité de genre et les droits de la diversité 2SLGBTQIA+.

Enfin, avec mon ami bédéiste Hicham Absa, on est en train d’adapter un chapitre de Dévorés en bande dessinée. Tu peux télécharger gratuitement la BD à partir de mon site web : le lien mène vers notre campagne GoFundMe d’où tu peux soutenir notre projet et accéder au lien de téléchargement.

D’impro, de comédie musicale et d’art dramatique

J’adore les bonnes histoires, peu importe le support. Mais j’ai une place toute particulière dans mon coeur pour le théâtre. Quand je suis revenu à Montréal après des années à vivre en Ontario et en France, j’ai décidé que je voulais élargir les horizons de ma pratique artistique. J’avais déjà fait de la comédie musicale avec L’Arti-Show à Gatineau, de l’impro avec The Making Box à Guelph. Je voulais devenir comédien. Après une audition, je suis rentré aux Ateliers Danielle Fichaud où j’ai suivi six cours sur divers aspects du métier d’acteur: l’interprétation, l’analyse de texte, le jeu devant la caméra et j’en passe. Aujourd’hui, je suis membre de l’Union des artistes et, pour l’instant, je joue de manière ponctuelle dans les productions étudiantes du Collège O’Sullivan, en espérant un jour, qui sait, fouler les planches du TNM ou du Duceppe.

Un musicien qui ne sait pas lire la musique

J’ai commencé à jouer du piano en 2008, si je me souviens bien. Mais je n’ai jamais appris à lire la musique. J’avais fait six ans de chorale. Maintenant, j’avais envie de faire les choses à ma manière. Composer mes propres pièces. Des heures et des heures à m’entêter à créer dans une langue étrangère ont finalement porté fruit avec la parution de mon album Microcosmes réalisé avec Les Productions Microfaune. La dernière pièce de cet album s’intitule Plus tard.

Cette pièce se veut une réponse sans prétention à une pièce que j’ai tant écoutée ces dernières années, nulle autre que Plus tôt d’Alexandra Stréliski sur l’album Inscape qui restera, je le crois, gravé dans ma mémoire comme un des albums phares de mon éducation musicale. Plus tard reprend des thèmes et des rythmes à la pièce originale, se veut un écho de reconnaissance à une artiste qui m’a montré qu’au Québec on peut raconter des histoires sans paroles et faire rêver, alors que mon expression artistique était demeurée jusqu’alors par la voie de romans et de nouvelles.

Tandis que plusieurs changements s’opéraient dans ma vie, un retour de France pour revenir vivre au Canada en pleine pandémie, une séparation douloureuse, de grands questionnements identitaires, professionnels et personnels, retourner vivre avec mon père, la recherche d’un rythme de vie plus sain, plus propice à la création artistique sous plusieurs formes, je me suis accroché à la composition – en même temps que de rentrer dans une école de théâtre – et je me suis dit « Pourquoi pas? ». J’ai tenté ma chance. Pour moi, Plus tard marque un renouveau dans ma pratique artistique, mais aussi une affirmation de mon identité; c’est comme le résultat d’une période trouble, un état de sérénité après des épreuves, un deuxième souffle, une tentative de créer quelque chose de joli avec toutes ces émotions difficiles qui me travaillaient.

Microcosmes se compose de sept morceaux pour piano. C’est une courtepointe de petits univers qui se traduisent par des pièces qui ont évolué pendant plus d’une dizaine d’années avant d’aboutir en album. Je me suis inspiré de ma passion pour la musique classique et populaire, ainsi que de musicien·ne·s qui m’inspirent comme Alexandra Stréliski et Jean-Michel Blais pour créer des morceaux qui racontent des planètes oubliées, des mondes apocalyptiques et de perpétuelles métamorphoses. D’autres artistes inspirant·e·s pour moi incluent Tiersen, Einaudi, Mathieu, Rachmaninov, Chopin, Satie, Boudreau, Richter, Arnalds et les compositeur·trice·s des Studios Ghibli (et sûrement d’autres qui m’échappent à l’heure actuelle).

De biologie et d’écologie

J’ai toujours été passionné par le vivant. Petit, j’habitais en face de chez un entomologiste d’Agriculture Canada qui me prêtait des livres sur les insectes. Faut croire que ça a servi à quelque chose! Biologiste de formation, j’ai terminé ma maîtrise en écologie des insectes à l’Université de Guelph en 2020 où j’ai signé un mémoire sur un projet de lutte biologique dans les agro-écosystèmes de canola. J’ai étudié les interactions entre une petite guêpe de la famille Platygastridae qui parasite une petite mouche de la famille Cecidomyiidae. Autrement dit, oui, oui, j’ai déménagé à Guelph pendant trois ans à cause d’une mouche. Pendant mes études, j’ai tourné un documentaire amateur en Équateur (The Yanayacu Expedition) qui m’a permis d’avoir mon poste auprès du projet Bugdex avec le Musée d’histoire naturelle du Danemark. Si les insectes piquent ta curiosité, Bugdex est l’outil pour toi! On t’a préparé un guide introductif, interactif et super dynamique qui te permet d’identifier tous les ordres d’insectes à ton rythme.

Voilà, c’est pas mal ça mon histoire. Si tu t’es rendu·e jusqu’ici, voici une patate 🥔

Peace

Charles 🌈